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Il est vrai qu’il s’agit de votre bien immobilier et que vous êtes tout à fait libre de le soumettre à la vente, à la location ou toute autre transaction immobilière, mais il faut savoir aussi qu’il y a une loi qui se trouve au-dessus de tout. Celle-ci permet aussi bien de vous protéger que de protéger le futur locataire.

Donc, la réponse est bien claire, pour une location saisonnière, vous avez besoin d’une autorisation. Mais, pourquoi faut-il une autorisation ? Existe-t-il des exceptions ? Et pour le cas d’Airbnb, quel statut légal ?

1 - Qu’est-ce qu’une location saisonnière ?

Une location saisonnière, comme son nom l’indique, est une location de saison, ce qui veut dire qu’elle est de courte durée. Elle fait partie de la location meublée. Il peut être question d’une journée, d’une semaine ou de quelques mois, par contre, sa durée maximale ne peut excéder 90 jours.

Il est vrai que ce genre de transaction immobilière se passe exclusivement sur internet, loin du regard du futur locataire, mais le propriétaire-bailleur est tenu de fournir un maximum d’informations sur le logement en question, comme par exemple la surface de celui-ci, son équipement, sa localisation et autres renseignements utiles.

La location saisonnière est aussi soumise au contrat de bail. Ce dernier est nécessaire aussi bien pour le propriétaire que pour le locataire. Il précise le prix de la location, les charges, la surface allouée, l’adresse, le dépôt de garantie, ainsi que les termes de sa résiliation.

2 - La législation derrière la location saisonnière

Les sites communautaires de location saisonnière, comme Airbnb, se sont beaucoup répandus partout dans le monde pour offrir ce genre de prestation, mais rien n’est déclaré. La France n’en a pas été épargnée, ils sont de ce fait illégaux. Leur concept est bien simple, un particulier publie une annonce d’offre de location de sa résidence à un prix dérisoire.

Les établissements touristiques se sont vite retrouvés avec des difficultés, alors la loi Alur de 2014 est arrivée pour remédier à ceci. Celle-ci a mieux redéfini ce genre de location pour cerner les bénéficiaires, des touristes de passage, en mettant en place une autorisation auprès de la mairie.

Ainsi, si vous proposez la location saisonnière à Paris, en Ile-de-France ou encore dans une commune ayant plus de 200.000 habitants, vous êtes dans l’obligation de demander une autorisation de changement de local pour transformer votre résidence en un local commercial, prêt à mettre en location pour la saison.

Si vous ne respectez pas les consignes de la loi Alur, vous risquez des amendes qui peuvent atteindre jusqu’à des milliers d’euros. N’essayez pas de défier la loi ! Prenez juste le temps de vous documenter auprès de votre mairie sur vos droits et obligations pour une location plus sure entre propriétaire et locataire.